
Gregor Wenner
Specialist Consultant
LOT 121
2013 Lexus LFA Chassis no. JTHHX8BH701000490
L'une des six LFA livrée neuve en Suisse
2013 Lexus LFA
Châssis n° JT HHX 8BH 701 000 490
Document suisse d'immatriculation
• Seulement 500 exemplaires produits
• Authentique supercar
• V10 absolument fabuleux
• Première main
• Proposée avec set de bagages
Lexus est un constructeur intelligent et réfléchi. Avec sa LFA, la marque désirait créer une vitrine technologique, une supercar désireuse de marcher sur les plates-bandes des marques sportives de la vieille Europe.
Aujourd'hui on peut dire que la LFA a réussi sa mission ; elle a marqué les esprits, enthousiasmé tous ceux qui ont pu l'approcher et montré le perfectionnisme de la marque.
LFA signifie Lexus Fuji Apex. Fuji, pour le nom du circuit japonais où elle a été développée et Apex pour point de corde en anglais. Pour mieux comprendre la LFA, revenons en 1989, année d'inauguration de Lexus. Cette nouvelle marque est alors créée de toutes pièces par Toyota. Lexus lance un défi à Mercedes : celui de rivaliser avec ses berlines luxueuses dont la réputation n'est plus à faire. Lexus débute sur le marché américain, où Toyota, numéro 1 japonais, s'est fait un nom avec de solides produits comme la Camry ou la Corolla. Leur produit phare c'est alors la LS400 et son 4.0 V8 de 245 ch. Une grande berline, statutaire, élégante mais austère et indestructible comme la Mercedes Classe S W126, qu'elle prend pour modèle. Il se dira que son développement exigea une équipe de 1 400 ingénieurs et 2 300 techniciens, qui travaillèrent sur 450 prototypes et 900 moteurs différents. Il n'en fallait pas moins pour que trois ans plus tard, Lexus vende plus d'autos aux États-Unis que BMW et Mercedes réunis ! Si le succès outre-Atlantique est fulgurant, le vieux continent semble moins sensible au charme trop froid des Lexus...
Retour en 2003, la LFA débute alors son développement sous le nom de code TXS. Dès l'origine l'idée est de mettre en valeur les capacités du groupe Toyota et de sa marque Lexus à concevoir des véhicules performants, performants au niveau des références établies comme Porsche et Ferrari. Le premier prototype est achevé au mois de juin 2003. Un an plus tard, des prototypes sont régulièrement repérés sur le Nürburgring, le célèbre circuit allemand. Ces véhicules d'essai se distinguaient par leurs spoilers arrière rétractables et de disques de frein en carbone-céramique. En janvier 2005, la LF-A est présentée au Salon de Détroit, sous la forme d'un concept-car. Le design, acéré mais relativement discret, est une collaboration entre le centre de style Toyota et un certain Leonardo Fioravanti, l'un des designers les plus emblématiques de Pininfarina, lui qui esquissa les Ferrari 365 Daytona et BB, 308 et 328, 288 GTO ou la légendaire F40.
Deux ans plus tard, une seconde LF-A est présentée, toujours au Salon de Détroit. Le développement a cette fois été réalisé en collaboration avec l'équipe de Formule 1 de Toyota. Alors que la LF-A originale était un projet strictement conceptuel, la conception de cette seconde version reflète une analyse technique en vue d'une production annoncée. Ainsi, la conception a été guidé autour d'une nécessité de limiter au maximum le poids du véhicule. Une grande partie du travail a porté sur un châssis réalisé en fibre de carbone. Une structure en plastique renforce associé à la fibre de carbone est aussi utilisé pour la carrosserie. Ce n'est encore que deux ans plus tard, en aout 2009, que le PDG de Toyota, Akio Toyoda, confirme la production de la LFA - désormais sans tiret - et de son futur moteur V10. Elle est enfin présentée en octobre 2009, au Salon de Tokyo, célébrant ainsi le 20e anniversaire du lancement de Lexus.
Son inédit V10 4,8 litres atmosphérique a été développé rien que pour elle. Avec une allonge impressionnante, il développe 560 ch à 8700 tr/min et un couple de 480 Nm à 6800 tr/min. Le rupteur est situé à 9000 tr/min ! Conjointement développé avec Yamaha, ce V10 a carter sec reçoit un papillon par cylindre, des pistons en aluminium forgés, des ressorts de soupape cylindriques à faible inertie ou un vilebrequin allégé, totalement intégré et des couvre-culasses en magnésium. À noter que le V10 de la LFA affiche les mêmes dimensions qu'un V8 conventionnel et n'est pas plus lourd qu'un V6. Ainsi il a pu être positionné très bas et au centre de la baie moteur. La boîte de vitesses robotisée séquentielle à six rapports est placée à l'arrière selon le principe transaxle, favorisant la répartition des masses, elle intègre également un différentiel à glissement limité mécanique. La LFA annonce à dignes des meilleures supercars d'alors : le 0-100 km/h est annoncé en 3,7 s et la vitesse de pointe dépasse les 325 km/h. Avec 1 480 kg seulement, le rapport poids/puissance de 378 ch par tonne laisse rêveur.
Les essayeurs d'alors sont unanimes : l'auto est aboutie, efficace, rigoureuse et ce moteur est une véritable œuvre d'art, l'un des plus beau son jamais créé pour une voiture de série. « Ce n'est pas le son d'un moteur mais c'est un opéra. » peut-on lire. Pour l'anecdote, l'équipe responsable de l'acoustique de la LFA a étudié avec soin la sonorité caractéristique d'une Formule 1 tournant à plein régime. Les ingénieurs ont créé une signature sonore d'échappement inimitable qu'ils ont appelé avec passion « harmonie d'octave ».
Malgré un prix de vente annoncé à $ 375 000, deux fois celui d'une Ferrari 458 Italia, et étant donné le coût élevé de la construction et du développement, la LFA n'a pas été conçu dans un but de rentabilité. Sa production, réalisée à la main par une équipe dédiée à l'usine Motomatchi de Toyota à Aichi au Japon, s'est étendue de décembre 2010 à décembre 2012. Chaque voiture était commandée sur mesure selon les demandes du client. L'exemplaire que nous proposons à la vente fut acheté neuf en Suisse, chez Toyota Lexus Emile Frey, par son propriétaire actuel le 4 octobre 2012. Dans un excellent état de présentation, elle porte le numéro 493 sur 500 et fut immatriculée pour la première fois le 26 mars 2013.
L'ensemble des notices, manuels et autres documents originaux sont présents, factures d'achat comprise, ainsi que sa carte grise suisse. Jusque dans l'appellation de la couleur on ressent l'entêtement de Lexus à réaliser une voiture parfaite : Whitest White. L'intérieur est en cuir rouge et elle dispose des deux valises Lexus adaptées au coffre. L'auto, entièrement d'origine, a toujours été entretenue chez Emil Frey et affichait 27 304 km lors de sa dernière révision le 19 octobre 2023, 360 km de moins qu'aujourd'hui. La dernière inspection suisse est en date du 9 mai 2022.
Pour l'anecdote, son propriétaire nous a appris avoir, pendant la construction de sa voiture, rencontré le PDG, M. Toyoda ainsi que les ingénieurs chargés de l'assemblage de son auto. « Ayant été très gracieusement reçu, je leur ai envoyé dès mon retour une caisse de Beaujolais Nouveau en remerciement. A cette époque, il y avait un engouement pour le Beaujolais au Japon. L'équipe a apprécié et s'est bien amusée ! » Seulement six Lexus LFA ont été livrées en Suisse, dont une à M. Frey, l'importateur de la marque et une autre au pilote de course et multiple vainqueur au Mans, Sebastien Buemi.




























































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